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F.A.Q. Tuile

F.A.Q. Briques

1/ Quels sont les critères d’entretien normal d’une toiture ? 1/ Quelle est la particularité du monomur terre cuite ?
2/ A quelle pente dois-je poser mes tuiles ? 2/ On parle beaucoup de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et de Bâtiments Basse Consommation (BBC) ; peut-on construire des BBC avec du monomur terre cuite ?
3/ Ma toiture verdit. Comment puis-je la nettoyer ? Quels sont les produits à éviter ? Existe-t-il des traitements protecteurs des tuiles contre le verdissement ? 3/ Comment se positionne le monomur terre cuite par rapport au développement durable et au Grenelle de l’environnement ?
4/ J’ai constaté des auréoles blanches en sous-face de mes tuiles. A quoi sont-elles dues ? Peuvent-elles entrainer des dommages ?
4/ La mise en œuvre du monomur est-elle délicate ?
5/ J’ai lu dans le DTU 40.21 qu’il doit y avoir une ventilation en sous-face des tuiles à emboitement. Or, les tuiles chatières initialement prévues à mon devis n’ont été ni posées ni facturées. Que se passera-t-il en cas de dégradation des tuiles due à une mauvaise ventilation ? 5/ Pourquoi choisir une brique de 20 cm d’épaisseur ?

6/ Quel est l’intérêt des cloisons en briques ?










1/ Quels sont les critères d’entretien normal d’une toiture ?

L’occupant d’une maison d’habitation est tenu de faire procéder à l’entretien de sa toiture. Une toiture mal entretenue qui causerait un dégât des eaux, dégagerait l’entreprise ayant réalisé les travaux de toute responsabilité et rendrait vos recours envers vos assurances très difficiles. L’entretien est simple. Il se limite à : 

  1. faire vérifier que la couverture ne comporte pas de mousses ou de lichens susceptibles de retenir l’eau. Le cas échéant, il est nécessaire de les éliminer ;
  2. faire remplacer sans délai toute tuile cassée repérée sur la couverture ;
  3. faire nettoyer les gouttières et les tuyaux de descente à la fin de l'automne pour enlever feuilles mortes et divers débris.

La charpente, quant à elle, peut durer des siècles. Les bois utilisés ont une importance sur la durée de vie : chêne et châtaigner sont les plus durables mais aujourd’hui largement remplacés par le pin. La plupart des charpentes sont maintenant traitées, mais une vérification périodique pour éviter que les insectes ne s’y logent est nécessaire. Responsabilités et périodicité de l’entretien 

Les documents techniques unifiés (DTU) définissent très clairement, dans les cahiers des charges, des principes généraux concernant « les conditions d’usage et d’entretien ». Ils précisent que « Les prescriptions du cahier des charges ont pour but d’obtenir l’exécution d’ouvrages de bonne qualité ». Il apparaît toutefois que la condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont ensuite entretenus et si leur usage en est normal. Mais la périodicité de l’entretien n’est pas indiquée dans les textes. Elle est donc laissée à l’initiative et à la diligence des maîtres d’ouvrage ou propriétaires.


Le bureau VERITAS estime que le minimum doit être d'une visite par an, de préférence à la fin de l’automne, c’est-à-dire après la chute des feuilles et avant les périodes de gel. Néanmoins, suivant les caractéristiques de l’environnement, il pourra être nécessaire d’effectuer plusieurs visites, en particulier si les chutes de feuilles sont abondantes et si la région est ventée. L’entretien, comme le précisent les DTU relatifs aux différentes couvertures, est à la charge des maîtres d’ouvrage.

Les opérations à effectuer 
Pour entretenir correctement une couverture, un nombre minimal d’opérations doivent être exécutées :
- L’évacuation de ruissellement : La première opération concerne l’évacuation de ruissellement. Pour ce faire, veillez à bien déboucher les évacuations d’eau pluviale, nettoyez les gouttières, les chéneaux, etc. et ôtez systématiquement tout ce qui pourrait s’opposer à la libre circulation de l’eau dans ces ouvrages. N’oublions pas, en effet, que bon nombre de sinistres ont été dus à une balle de tennis obturant une évacuation. Surtout n’omettez pas de replacer les grilles de protection une fois le nettoyage effectué.

- L’élimination des mousses et végétations : Les mousses ou autres végétations qui apparaissent fréquemment sur les éléments de couverture peuvent dans certains cas favoriser les remontées capillaires et donc les fuites, notamment sur les ardoises et les tuiles. Il convient de les éliminer soigneusement. Cette opération nécessite un nettoyage régulier et scrupuleux de la couverture.

- La remise en place ou l’échange des éléments déplacés par les intempéries : Les éléments ayant pu être déplacés par un vent fort ou une tempête, en particulier les éléments de rive, doivent être remis en place ou changés avant que le défaut ne s'accentue.

- L’examen des ouvrages accessoires : Les ouvrages accessoires, tels que relevés, solins, souches, etc. constituent souvent des obstacles à la circulation de l’eau. De plus, ils sont délicats à exécuter. Ils doivent donc faire l’objet d'une attention particulière pour être maintenus en parfait état. Par exemple, n’attendez pas qu’un solin fissuré se détache du mur pour en assurer la réfection.

- La surveillance des interventions : Enfin, la surveillance des interventions sur une couverture lors de la pose d’une antenne de télévision ou le ramonage des conduits de cheminée, par exemple, est nécessaire afin de prévenir un sinistre lié à d’éventuels dégâts survenus au cours des travaux.
Seul le couvreur peut vous assurer du bon état de votre toiture.

2/ A quelle pente dois-je poser mes tuiles ?

La pente de référence dépend de la région de concomitance vent/pluie dans laquelle vous vous trouvez, du site (protégé, normal, exposé) sur lequel votre habitation est située, de la présence ou non d’un écran de sous-toiture, et également de la famille de tuiles que vous avez en couverture. Les valeurs minimales de référence dont données dans les DTU, normes de pose françaises, que vous pouvez vous procurer auprès de l’AFNOR. Dans le cas d’un toit à 2 pans, il vous suffit de vérifier que les deux rives de votre couverture sont bien au-dessus de la pente minimale valable pour chacune des parties de votre couverture (selon le modèle de vos tuiles et le lieu géographique où vous vous trouvez). En cas de doute, votre mairie ou la DDE de votre région devrait pouvoir vous renseigner sur la région qui vous concerne. Dans tous les cas nous vous demandons de faire appel à un couvreur ou de consulter les DTU concernés

3/ Ma toiture verdit. Comment puis-je la nettoyer ? Quels sont les produits à éviter ? Existe-t-il des traitements protecteurs des tuiles contre le verdissement ?

A l’état actuel de nos connaissances dans le domaine des traitements protecteurs des tuiles, les renseignements que nous pouvons fournir sur le nettoyage et la prévention du « verdissement » sont issus de recherches bibliographiques et non de tests réalisés par le Centre Technique de Matériaux Naturels de Construction.

Remarques générales Quel que soit le produit avec lequel vous souhaitez traiter vos tuiles, il est nécessaire de les nettoyer au préalable, afin de les débarrasser des salissures ou des végétaux qui pourraient être en surface. Afin d’éviter des différences de coloration sur la toiture finale, il est recommandé de traiter l’intégralité des tuiles et pas seulement les tuile anciennes qui vont être reposées. La toiture devra faire l’objet de l’entretien préconisé dans les normes de pose (aussi appelées DTU), à savoir : remplacement de toute tuile cassée repérée sur la couverture, nettoyage annuel à la fin de l’automne des gouttières et des tuyaux de descente pour enlever les débris végétaux et faciliter l’évacuation d’eau.

Méthodes de nettoyage pouvant être appliquées à votre toiture 1. Brossage manuel avec une brosse de type chiendent, voire grattage au couteau ou au rifflard si nécessaire. Le nettoyage doit être complet, mais il faut prendre soin de ne pas abîmer le support. Le nettoyage doit être complet, sinon il y a un risque d’étendre la contamination plutôt que de l’éliminer. La surface peut sembler propre mais certaines algues peuvent pénétrer dans les pores du matériau et la végétation réapparaîtra rapidement. 2. Nettoyage hydromécanique L’utilisation d’un nettoyeur à eau pressurisée peut compléter le brossage manuel. On préfèrera un lavage à basse pression (débit maximum 1200 L/h, pression maximale 40/60 bars avec une buse adaptée). Il faut éviter une action mécanique trop forte qui peut augmenter la rugosité du support et le sensibiliser à un développement futur des micro-organismes. 3. Nettoyage à la vapeur Récemment est apparue une technique de nettoyage des moisissures à la vapeur sèche. Cette méthode brevetée (MicroClean®) utilise un générateur de vapeur alimenté par une chaudière d’eau. Sa pression d’utilisation est de 8 bars pour une température de vapeur de 150°C. Les surfaces sont nettoyées avec une tête brosse simple ou avec un chiffon de coton à fibres longues. Cette méthode respecte l’environnement, tue et élimine les micro-organismes sans dégrader le matériau. 4. Plusieurs produits peuvent aussi servir à se débarrasser des salissures ou des traces de moisissures : eau de javel (pas de rémanence) ou biocides (oxydes de tri-n-butylétain, chlorures de benzalkonium, pentachlorophenoxyde de sodium, solutions à base d’acide borique ou de sels d’ammoniums quaternaires). 

Traitements préventifs appliqués après le nettoyage de la toiture En ce qui concerne les traitements préventifs, à part un entretien annuel des toitures, la technique la plus utilisée est l’hydrofugation, qui consiste à déposer sur les tuiles un produit chimique permettant de limiter la pénétration de l’eau dans la terre cuite. Pour permettre de conserver une bonne évaporation de la vapeur d’eau en sous-face des tuiles de terre cuite, il vaut mieux utiliser un hydrofuge non filmogène qui ne bouchera pas les pores du matériau. En effet, ne pouvant s’échapper par la face externe de la tuile, l’eau dans ce cas s’accumule au sein de la tuile et cela peut accroître les risques de casse dus au gel. Les formulations à privilégier sont celles à base de siloxanes, de silanes ou de résines fluorées (ou encore, éventuellement, à base de siliconates mais leur rémanence est faible).


4/ J’ai constaté des auréoles blanches en sous-face de mes tuiles. A quoi sont-elles dues ? Peuvent-elles entrainer des dommages ?

Il est difficile de conclure concernant la présence de ces tâches blanchâtres en sous-face de vos tuiles sans avoir d’éléments complémentaires. Il pourrait s’agir d’efflorescences, c’est-à-dire de sels hydrosolubles provenant du calcaire ou présents naturellement dans l’argile qui peuvent migrer à travers le réseau des pores de la tuile. Dans ce cas, les efflorescences réapparaissent même après nettoyage, jusqu’à épuisement des sels à l’intérieur du matériau. Toutefois, l’apparition des efflorescences ne traduit aucune dégradation du tesson en lui-même.
D’autres problèmes peuvent expliquer l’apparition de ces tâches blanchâtres, surtout si vous avez un problème d’étanchéité, comme par exemple des moisissures ou du salpêtre.

5/ J’ai lu dans le DTU 40.21 qu’il doit y avoir une ventilation en sous-face des tuiles à emboitement. Or, les tuiles chatières initialement prévues à mon devis n’ont été ni posées ni facturées. Que se passera-t-il en cas de dégradation des tuiles due à une mauvaise ventilation ?

Vous avez tout à fait raison, la sous-face de la tuile doit impérativement être ventilée quel que soit le type de tuile. Or, les jeux entre les tuiles ne permettant pas la ventilation nécessaire, celle-ci doit être assurée :

  1. Soit par une entrée d’air en partie basse et une sortie d’air en partie haute de la couverture, au moyen de systèmes de ventilation linéaire en faîtage et en égout,
  2. ou au moyen de tuiles de ventilation (chatières ou autres) disposées en quinconce sur une ligne haute et une ligne basse.
L’utilisation de tuiles chatières n’est donc pas exclusive pour assurer la bonne ventilation de la sous-toiture à condition que la section des ouvertures (entrée d’air en partie basse et sortie en partie haute) soient suffisantes. Les sections minimales et leur mode de calcul sont indiqués dans le DTU 40.21 (§4.7.2) En cas de dégât dû à une mauvaise ventilation, c’est ce critère qui sera examiné lors d’une expertise.

1/ Quelle est la particularité du monomur terre cuite ?

Le monomur terre cuite est la parfaite illustration des systèmes à isolation répartie : on construit ainsi des bâtiments performants  sans ajouter des isolants spécifiques du type laine de verre, laine de roche, polystyrène ou isolants dits alternatifs. Les murs sont ainsi constitués uniquement d’argile.

2/ On parle beaucoup de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et de Bâtiments Basse Consommation (BBC) ; peut-on construire des BBC avec du monomur terre cuite ?

Tout à fait, il existe déjà de nombreux BBC avec du monomur terre cuite, que ce soit des bâtiments d’habitation individuelle, collective ou des bâtiments tertiaires. Le seuil des « fameux » 50 KWh/an/m2 peut être atteint avec du monomur terre cuite.

3/ Comment se positionne le monomur terre cuite par rapport au développement durable et au Grenelle de l’environnement ?

Les premières recommandations du Grenelle s’articulent autour de 3 axes : l’efficacité énergétique, la santé et la qualité de l’air intérieur, et la durabilité.
Les performances du monomur terre cuite répondent parfaitement à ces 3 exigences.

Outre une bonne résistance thermique, le monomur offre une grande inertie, une excellente étanchéité à l’air parasite.
Sur le plan santé, le monomur, constitué exclusivement d’argile, ne relargue aucune substance toxique ou allergisante. Son innocuité sur la santé des occupants mérite d’être soulignée.

La qualité des performances du monomur reste la même dans le temps. Aucun entretien n’est nécessaire pour garantir sa pérennité qui dépasse bien largement le siècle.

4/ La mise en œuvre du monomur est-elle délicate ?

Cette mise en œuvre mérite quelques précautions. Les produits étant rectifiés et les joints horizontaux ne faisant plus qu’un millimètre d’épaisseur, le 1er rang doit être parfaitement posé. Par ailleurs, les accessoires comme les blocs poteaux, les linteaux, les blocs tableaux utilisés à bon escient, permettent de bien traiter les points singuliers et de réaliser ainsi une construction homogène sans pont thermique.

5/ La mise en œuvre du monomur est-elle délicate ?

Cette mise en œuvre mérite quelques précautions. Les produits étant rectifiés et les joints verticaux ne faisant plus qu’un millimètre d’épaisseur, le 1er rang doit être parfaitement posé. Par ailleurs, les accessoires comme les blocs poteaux, les linteaux, les blocs tableaux utilisés à bon escient, permettent de bien traiter les points singuliers et de réaliser ainsi une construction homogène sans pont thermique.

6/ Quel est l’intérêt des cloisons en briques ?

Tout d’abord, il faut préciser que les briques de 4 cm d’épaisseur sont destinées aux cloisons de doublage et que les briques de 5 cm servent à réaliser les cloisons de distribution.
Les cloisons de briques enduites au plâtre concourent au confort thermique. De par leur inertie, elles captent la chaleur pour la restituer après plusieurs heures, ainsi l’hiver il n’y a pas de chute brutale de température et l’été la capacité thermique des briques de cloison évite les montées importantes de température pendant la journée.
De plus, les briques enduites au plâtre offrent une excellente étanchéité à l’air parasite. Les jonctions au droit des liaisons structurelles (planchers/cloisons et parois opaques/parois vitrées) sont de fait parfaitement assurées. Il faut noter qu’une mauvaise étanchéité à l’air peut représenter plus de 20 % des déperditions thermiques d’un bâtiment.
Les cloisons briques et plâtre concourent à une excellente qualité de l’air intérieur : elles ne libèrent aucune substance toxique ou allergisante et ne favorisent pas le développement des moisissures.